Conseils · Lettre d’information #62 – février 2026
Isolation : où se cachent les plus grandes pertes de chaleur ?
Toiture, murs, fenêtres, planchers bas, ponts thermiques : comprendre où un logement perd sa chaleur pour prioriser les travaux de rénovation et leur financement.
David Cotteverte
Courtier en prêt immobilier (IOBSP) et Conseiller en Investissement Financier (CIF)
Lorsque l’on cherche à réduire sa consommation d’énergie, la première étape consiste à comprendre où un logement perd réellement de la chaleur. Certaines zones sont responsables de la majorité des déperditions, et les identifier permet de prioriser les travaux sans se tromper.
La toiture : près d’un tiers des pertes
La zone la plus sensible est sans surprise la toiture. Dans une maison non isolée, près d’un tiers des pertes se font par le haut : la chaleur monte naturellement et, sans une isolation performante des combles, elle s’échappe rapidement. C’est pourquoi l’isolation des combles est souvent le premier chantier recommandé : peu invasif, relativement abordable, et très efficace.
Les murs : 20 à 25 %
Les murs représentent ensuite une part importante des déperditions. Selon la configuration, l’isolation peut se faire par l’intérieur ou par l’extérieur. L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) est particulièrement performante, mais plus coûteuse. Par l’intérieur, elle réduit légèrement la surface habitable mais reste une solution très efficace.
Les fenêtres et les portes
Une menuiserie ancienne, mal posée ou en simple vitrage crée des ponts thermiques et laisse filer la chaleur. Même un double vitrage ancien peut perdre en performance. Le remplacement par du double vitrage moderne, associé à une bonne étanchéité, améliore immédiatement le confort.
Les planchers bas : 7 à 10 %
On y pense moins souvent, pourtant les planchers bas sont responsables de 7 à 10 % des pertes. Lorsque la maison dispose d’un sous-sol non chauffé ou d’un vide sanitaire, l’isolation du plancher apporte un vrai gain de confort.
Les ponts thermiques
Catégorie invisible mais décisive : les ponts thermiques, localisés aux jonctions entre les murs, les planchers, les menuiseries ou la toiture, représentent parfois plus de 10 % des déperditions. Une caméra thermique permet de les repérer et de définir des solutions adaptées.
Financer les travaux
En comprenant où la chaleur s’échappe, un propriétaire peut orienter ses travaux vers les zones les plus impactantes. Côté financement, l’éco-PTZ (jusqu’à 50 000 € sans intérêts), MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie et les prêts travaux bonifiés par certaines banques pour les rénovations performantes se combinent. Une isolation ciblée transforme un logement, son étiquette DPE, sa valeur, et son budget énergie. Consultez votre courtier pour découvrir les solutions de financement et les aides dont vous pouvez bénéficier.
- rénovation énergétique
- isolation
- DPE
- éco-PTZ
À propos de l’auteur
Courtier en crédit immobilier à Angers depuis 2006, fondateur de PRÉALTYS FINANCE en 2016, Conseiller en Investissement Financier membre du réseau Inovéa. Il reçoit à Angers / Les Ponts-de-Cé et à Chemillé-en-Anjou.