Investir · Lettre d’information #59 – novembre 2025
Comment s’assurer que son investissement immobilier est rentable ?
Rentabilité brute, nette et nette-nette, impact du DPE et des travaux, choix du régime fiscal (LMNP, réel, Loc’Avantages, Denormandie), emplacement.
David Cotteverte
Courtier en prêt immobilier (IOBSP) et Conseiller en Investissement Financier (CIF)
L’investissement immobilier séduit toujours autant les Français. Il reste un moyen concret de se constituer un patrimoine, de préparer sa retraite ou de générer des revenus complémentaires. Cependant, la rentabilité ne s’improvise pas : elle se calcule, s’anticipe et se pilote dans la durée.
Comprendre la rentabilité : du brut au net
La rentabilité brute correspond au rapport entre le loyer annuel perçu et le prix d’achat du bien. Elle donne une première idée de la performance. Mais pour évaluer le vrai rendement, il faut calculer la rentabilité nette, en intégrant toutes les charges : taxe foncière, frais de gestion, entretien, assurance, charges de copropriété non récupérables, puis les impôts (rentabilité « nette-nette »).
Exemple : un appartement acheté 200 000 € et loué 800 € par mois affiche une rentabilité brute de 4,8 %. Une fois les charges déduites, elle peut tomber à 3 %, voire moins si des travaux sont à prévoir.
Anticiper les travaux et le DPE
Depuis les réformes liées au diagnostic de performance énergétique, les logements classés F et G sont de moins en moins rentables : interdiction progressive de location, décote à la revente. À l’inverse, les biens performants sont plus recherchés, se louent plus vite et à meilleur prix. Acheter un logement à rénover peut donc être judicieux, à condition d’intégrer le coût des travaux dans le plan de financement. Des aides comme MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie ou l’éco-PTZ améliorent la rentabilité sur le long terme.
Adapter sa fiscalité à son projet
La fiscalité locative joue un rôle majeur. En location nue, le régime réel permet de déduire les charges et de créer un déficit foncier, mais les loyers restent imposés au barème. La location meublée (LMNP) offre souvent une meilleure rentabilité nette grâce à l’amortissement du bien. Des dispositifs spécifiques comme Loc’Avantages ou Denormandie permettent d’optimiser selon la nature du projet. Voir notre page défiscalisation.
Miser sur l’emplacement, plus que sur le rendement affiché
La règle de « l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement » reste d’actualité. Un bien affichant 6 % de rendement sur le papier peut décevoir si la vacance locative est élevée. À l’inverse, un rendement de 3,5 % dans une ville dynamique, bien desservie et en développement (villes moyennes connectées aux métropoles, bassins universitaires comme Angers) offre une stabilité supérieure.
Faire les bons arbitrages avec son courtier et son conseiller
Le rôle du courtier ne se limite pas à trouver le meilleur taux : il aide à ajuster le plan de financement, à évaluer la capacité d’emprunt réelle et à identifier les aides. En tant que Conseiller en Investissement Financier, PRÉALTYS FINANCE ajoute l’analyse patrimoniale et fiscale, et oriente vers des partenaires spécialisés (gestion, rénovation) pour sécuriser chaque étape du projet.
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Avertissement. Investir comporte des risques, notamment de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Toute recommandation est précédée d’une étude de votre situation et d’une lettre de mission, conformément à la réglementation CIF.
À propos de l’auteur
Courtier en crédit immobilier à Angers depuis 2006, fondateur de PRÉALTYS FINANCE en 2016, Conseiller en Investissement Financier membre du réseau Inovéa. Il reçoit à Angers / Les Ponts-de-Cé et à Chemillé-en-Anjou.